J’entre dans un Café du centre-ville par une soirée chaude, caniculaire même, la première de l'été. On va se le dire, nous avons eu droit à un printemps assez ordinaire, côté température du moins. Juste à porter un coup d’oeil au nombre d’heures d'ensoleillement, à la quantité de précipitations reçues ou pire, aux nombreuses inondations dans la vallée du St-Laurent et en Outaouais pour constater que la saison qui précède l'été va passer à l'histoire, ou pas.
Le centre-ville, son terrain de jeu. Les petits cafés de la rue principale, son quartier général. Le flâneur urbain est toujours à l'affût de l'étincelle, de l'instantané, de l'émotion lui servant de point de départ à l'écriture d'une histoire, prenant tantôt la forme d'une nouvelle, d'une chanson, d'une réflexion, parfois même d'un croquis à main levée. Selon lui, flâner ne veut pas toujours dire perdre son temps...
Note légale
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mardi 27 juin 2017
dimanche 28 mai 2017
Mal de tête
Fait plutôt rare, à noter à l’agenda selon ma blonde. Je ne suis pas certain d'avoir envie d'aller passer du temps à écrier dans un Café du centre-ville ce soir. Mauvaise nuit de sommeil dans le corps, journée éreintante au bureau et mal de tête carabiné bref, les éléments sont réunis afin que je passe une soirée relaxe, tranquille, dans le confort de mon foyer.
Finalement, une fois le souper terminé et la vaisselle lavée, je décide tout de même de m'y pointer, ayant toujours en mémoire cette fameuse soirée où j'étais sensiblement dans le même état, dans le même mood, s'étant soldée par mon meilleur texte de chanson écrit jusqu'à présent. Je me dis qu’au pire, j'aurai bu mon café tellement rapidement qu'il n'aura pas eu le temps de refroidir. Et au mieux, j'aurai écrit quelque chose de potable.
dimanche 30 avril 2017
L'étincelle
La fin de session universitaire, que l'on associe à "examens finaux", est maintenant à nos portes. Du moins si je me fie au nombre d'étudiants qui envahissent les Cafés du centre-ville soir après soir depuis déjà deux bonnes semaines. Moi qui prétendais que les mardis soirs étaient des soirées habituellement plus tranquilles, je dois me rendre à l'évidence, en y mettant les pieds, que je suis complètement dans le champ. D'ailleurs, plutôt inhabituel d'y retrouver trois baristas en service un mardi soir, que je me dis.
Le Micro-ouvert
Quelle n'est pas ma surprise, et surtout ma joie, de constater l'ouverture d'un nouveau Café, le « Micro ouvert » rue principale, en plein centre-ville. Vrai qu'ils sont maintenant plusieurs à se partager la même clientèle, vrai que le centre-ville en sera bientôt saturé, mais j'ose croire que celui-ci propose un nouveau concept, une nouvelle approche, une expérience-client qui se démarque des autres. Déjà l'affiche surplombant la façade est très agréable à l’œil, par sa structure en bois au milieu de laquelle un vieux micro style vintage est mis en évidence au-devant d’un paquet de grains de café débordant d'une poche en jute. Tout ça me parle beaucoup donc je laisse mes pas m’y conduire, espérant y être agréablement surpris.
dimanche 16 avril 2017
Argent comptant
Je suis assis dans un Café du centre-ville bondé par un dimanche après-midi d'avril ensoleillé, mais un tantinet frisquet. Seul depuis ce matin, je trouvais la maison vide et beaucoup trop silencieuse à mon goût. Pas que j'étais embarrassé de passer du temps seul chez-moi, mais j'avais comme l'impression que mon petit monde s'était passé le mot en vaquant chacun et chacune à leurs occupations dominicales. Cours de yoga pour l'une, match de hockey pour l'un, études en préparation d'examens pour l'autre. Vous voulez me la jouer comme ça? Parfait. Direction centre-ville alors.
samedi 8 avril 2017
Tempête
Je suis seul dans un Café du centre-ville en ce mardi soir de tempête hivernale. Seul avec le barista, qui profite de l’accalmie provoquée par l’absence de sa clientèle régulière pour plonger le nez dans ses manuels scolaires, préparation d’examen j’imagine. Donc seul, dans tous les sens du terme.
Superstition
Ce soir, je constate que ça fait maintenant trois semaines qu’à chaque fois que je me pointe dans le Café du centre-ville situé à l’intersection d’une avenue achalandée et de la rue principale, je m’assois au même endroit, toujours avec la même vue imprenable sur le coin de rue.
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