Assis ce soir dans un Café du centre-ville par un soir de pleine lune polaire, je savoure la chaleur que me procure mon très allongé, tout comme les dix personnes éparses. Dans un Café de cinquante places assises, ce n’est pas l’espace qui manque ce soir donc, comme le veut la convention non-écrite des habitués de l’endroit, chacun choisit une table ou un bout de comptoir de façon à se trouver à une distance raisonnable des autres clients, à ne pas trop empiéter dans leur espace. Pour ma part, je choisis une table tout près de l’entrée des toilettes. Non pas que je prise l’endroit en particulier, mais y ai une vue d’ensemble qui alimentera, du moins je l’espère, ma palette de sujets et de personnages, question de donner un nouvel élan, une nouvelle dose d’inspiration à l’histoire que je suis en train d’écrire.
Le centre-ville, son terrain de jeu. Les petits cafés de la rue principale, son quartier général. Le flâneur urbain est toujours à l'affût de l'étincelle, de l'instantané, de l'émotion lui servant de point de départ à l'écriture d'une histoire, prenant tantôt la forme d'une nouvelle, d'une chanson, d'une réflexion, parfois même d'un croquis à main levée. Selon lui, flâner ne veut pas toujours dire perdre son temps...
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